Présentation de la Fondation
La Fondation Ostad Elahi est une Fondation reconnue d’utilité publique créée par décret du Premier Ministre et du Ministre de l’Intérieur en date du 27 janvier 2000. Elle possède le Statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations Unies. Son fondateur, premier président pendant 20 ans et désormais président d’honneur, est M. Bahram Elahi, professeur émérite de chirurgie infantile. Son président actuel est M. Ebby Elahi.
La vocation de la Fondation
La vocation de la Fondation s’inscrit dans une triple perspective :
- Valoriser et diffuser l’héritage intellectuel d’Ostad Elahi (1895-1974) : figure de sagesse, philosophe et magistrat, Ostad Elahi a exploré les différents aspects de l’expérience spirituelle et dessiné les voies d’une « spiritualité naturelle » visant le développement en soi de l’humanité véritable. Conjuguant l’aspiration au divin et l’exigence rationnelle, son œuvre expose les conditions du développement d’une solidarité humaine réelle et durable et d’un perfectionnement intérieur mené au cœur de la société.
Pour valoriser et diffuser l’héritage intellectuel d’Ostad Elahi, la Fondation met en œuvre un important travail de traduction et d’édition, organise des cycles de conférences et des colloques et soutient des travaux de recherche et des enseignements académiques. - Valoriser et diffuser son héritage musical : maître du tanbur, un luth à long manche, Ostad Elahi en a révolutionné la technique de jeu et renouvelé le répertoire. Des artistes et musicologues de renom, tels Yehudi Menuhin, ont témoigné de l’effet profond de ses improvisations. Depuis une trentaine d’années, la musique d’Ostad Elahi fait l’objet d’un important travail de traitement et d’édition des enregistrements disponibles. Ce travail a donné lieu à des films documentaires, colloques, ouvrages et expositions, à l’image de celle qui s’est tenue à New York en 2014 au Metropolitan Museum of Art. Des instruments lui ayant appartenu font désormais partie des collections permanentes du Musée de la musique de la Philharmonie de Paris ainsi que du Metropolitan Museum of Art.
La valorisation et la diffusion de l’héritage musical d’Ostad Elahi menées par la Fondation passe également par la transcription de son répertoire et par des recherches acoustiques sur les propriétés du tanbur. - Favoriser un rapprochement réel entre les hommes en s’attachant à ce qui constitue la racine de toute solidarité : le sentiment éthique présent en chacun. Pour la Fondation, la clé d’un tel rapprochement se trouve dans le développement de l’éthique individuelle, base de la construction de l’humanité en l’homme et élément fondamental d’une démarche spirituelle saine et rationnelle.
La démarche de la Fondation
Pour répondre à sa vocation, la Fondation organise de nombreux programmes : colloques (dont les vidéos sont disponibles sur sa webTV), séminaires, groupes de réflexion, projets de recherche, modules d’enseignement, publications, etc. Elle sollicite les ressources de la philosophie, de la psychologie, de la sociologie, de l’histoire comparée des religions et de la mystique, du droit, des sciences de l’éducation mais aussi des sciences cognitives et de la médecine. Elle collabore dans cet esprit avec des institutions et organismes publics, nationaux ou internationaux. Par ces différents moyens, la Fondation entend créer des espaces de réflexion et d’échanges permettant, dans une approche à la fois laïque et interculturelle, de réinvestir les questions éthiques et spirituelles qui sont au fondement de toute société.
L’éthique et la solidarité humaine selon Ostad Elahi
L’éthique pratiquée par pure humanité ennoblit l’esprit et permet l’émergence naturelle et progressive d’une solidarité réelle entre les hommes. Deux facteurs en favorisent la mise en œuvre et l’approfondissement sur la durée : d’une part, la prise de conscience que la vie de l’homme se poursuit après la mort physique – hypothèse qui fait désormais l’objet d’investigations scientifiques sérieuses – et que sa qualité de vie dépend de son degré d’assimilation de principes éthiques et divins universels ; d’autre part, le développement d’une relation personnelle au « divin », conçu comme « une vérité dont l’empreinte est en chaque homme » et qui favorise l’assimilation des principes éthiques.
Une telle pratique éthique constitue la clé de voûte d’une spiritualité « naturelle », c’est-à-dire adaptée à la nature de l’esprit humain et susceptible de le mener graduellement à sa perfection.